Hadjar défie la hiérarchie : est-il le rookie le plus complet de 2025 ?
À mi-parcours de la saison 2025 de Formule 1, la hiérarchie des rookies commence à se dessiner. Si Kimi Antonelli domine le classement des débutants avec 63 points récoltés pour Mercedes, c’est bien Isack Hadjar qui attire les regards grâce à une régularité impressionnante et une maîtrise étonnante au volant d’une monoplace RB loin d’être parmi les plus performantes.
Le jeune Français, à seulement 20 ans, s’est rapidement imposé face à ses coéquipiers successifs, Liam Lawson puis Yuki Tsunoda.
Il affiche un avantage de 10-2 en tête-à-tête en course et de 9-2 en qualifications. Depuis l’arrivée de Lawson, rétrogradé de Red Bull après seulement deux courses compliquées face à Max Verstappen, Hadjar domine sans partage, creusant un écart moyen de 0,183 seconde en qualifs.
À lui seul, il représente 58 % des points inscrits par RB cette saison – le pourcentage le plus élevé de tous les rookies.
Pendant ce temps, Kimi Antonelli démontre tout son potentiel au sein de Mercedes. À 18 ans, il a déjà signé une pole en sprint à Miami, participé à neuf Q3 et décroché un podium.
Mais l’Italien reste dans l’ombre de son coéquipier George Russell, qu’il n’a encore jamais battu en course (0-12) et n’a dominé qu’une seule fois en qualifications (1-11). Son rythme est indéniable, mais l’écart avec l’élite se fait encore sentir.
Chez Haas, Ollie Bearman progresse dans l’ombre, accumulant six points et une égalité en qualifications face à Esteban Ocon (6-6).
L’écart moyen en qualifs, réduit à seulement 0,057 seconde, illustre une intégration réussie malgré des hauts et des bas.
Gabriel Bortoleto, de son côté, fait preuve de sang-froid chez Sauber. Quatre points, une Q3, une parité en qualifications avec Nico Hülkenberg (6-6) et un écart moyen de seulement 0,051 seconde témoignent de sa compétitivité dans une voiture capricieuse.
Enfin, le siège rookie chez Alpine reste instable. Jack Doohan a cédé sa place à Franco Colapinto après six courses sans point mais avec des performances honorables. Le remplaçant argentin n’a pas encore convaincu, affichant des chiffres similaires à son prédécesseur sans faire mieux.
S’il est encore tôt pour tirer des conclusions définitives, Hadjar semble cocher toutes les cases : rythme, constance, gestion de la pression et capacité à surpasser le matériel à disposition. Ce qu’il réalise chez RB est impressionnant. Il montre une maturité rare pour un rookie
Avec 12 Grands Prix encore à courir, rien n’est figé. Mais une chose est sûre : dans une saison riche en jeunes talents, c’est bien Hadjar qui, pour l’instant, dicte le tempo.




