Lukas Raich, CC BY-SA 4.0 https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0, via Wikimedia Commons
Lukas Raich, CC BY-SA 4.0 https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0, via Wikimedia Commons
Aston MartinFernando AlonsoLance Stroll

Alonso lutte, Newey dessine – et Stroll perd patience

228views

Chez Aston Martin, les ambitions à long terme prennent peu à peu le pas sur les résultats immédiats. Tandis que l’équipe se débat dans le ventre mou du classement, Adrian Newey, figure emblématique de la F1, se concentre exclusivement sur le projet 2026. Une stratégie délibérée, mais qui soulève des tensions croissantes au sein de l’écurie.

Depuis son arrivée en mars, Newey s’est tenu dans l’ombre. Sa présence à Silverstone, carnet de croquis à la main, n’a duré que quelques heures.

Il n’a aucune intention de modifier l’AMR25 actuelle – une position confirmée avec malice par Fernando Alonso selonn Motorsport.com : « C’est un petit gain, mais tout compte », a-t-il glissé après une légère amélioration survenue grâce à un nouveau plancher.

Ce refus de s’impliquer dans le développement de la voiture actuelle n’est pas nouveau. Déjà chez Williams dans les années 90, Newey avait ignoré la FW13 pour se consacrer directement à la mythique FW14.

Même scénario chez McLaren, puis chez Red Bull : il préfère créer que corriger. Mais chez Aston Martin, cette attitude provoque des remous.

Lawrence Stroll, propriétaire de l’équipe, est réputé pour son impatience. Après plusieurs week-ends décevants, il aurait réprimandé son équipe à plusieurs reprises.

De son côté, Alonso, désormais quadragénaire, sait que le temps presse s’il veut redevenir compétitif. Quant à Lance Stroll, il affiche un calme apparent, mais des sources internes évoquent des accès de colère et des exigences de progrès.

La réalité est implacable : malgré de nouvelles pièces introduites à Imola puis peaufinées à Silverstone, les gains restent marginaux.

Dans un peloton où cinq ou six voitures se tiennent en deux dixièmes, une demi-dizaine peut faire la différence – mais ce n’est pas suffisant pour calmer les esprits.

Newey, lui, reste impassible. Il est entièrement tourné vers 2026 et n’en déviera pas. Quelles que soient les pressions internes, il suit sa méthode éprouvée. L’avenir est son terrain de jeu – le présent, un bruit de fond.

Albert Joergensen
Mon nom est Albert Jørgensen. Je suis journaliste pour formule-1.ca, et j'ai toujours voulu travailler dans le monde de la Formule 1 et du sport automobile. Cela a été mon rêve depuis que je l'ai découvert à l'âge de 12 ans avec mon père. Mais devenir pilote de course, cela ne s'est jamais réalisé, alors j'ai dû trouver un autre chemin pour entrer dans ce milieu. Il y a un an, j'ai découvert qu'il y avait un vide concernant les nouvelles de Formule 1 en France et au Canada. Lorsque j'ai vu cela, j'ai décidé de combler ce vide avec des articles et des nouvelles de première classe. C'est pourquoi je rédige désormais quotidiennement les dernières nouvelles de la Formule 1 pour que les Français puissent également profiter de cet incroyable sport que nous connaissons tous.