Un siège que personne ne veut : Gasly comprend le problème récurrent de Red Bull
Depuis des années, la deuxième voiture de Red Bull semble porter une malédiction. Après Daniil Kvyat, Pierre Gasly, Alex Albon, Sergio Pérez et Daniel Ricciardo, c’est désormais Yuki Tsunoda qui lutte pour exister face à l’ombre écrasante de Max Verstappen.
Arrivé en cours de saison pour remplacer Liam Lawson, le Japonais n’a marqué des points que dans trois des dix Grands Prix qu’il a disputés.
À Silverstone, il a terminé dernier des pilotes classés, à un tour du vainqueur. Un nouvel épisode dans une série noire que même sa propre auto-analyse – évoquant un manque de confiance et des soucis d’équilibre sur la RB21 – ne suffit pas à expliquer entièrement.
Gasly, lucide et solidaire
Pierre Gasly, ancien pilote Red Bull et désormais chez Alpine, refuse de réduire les contre-performances à une simple incapacité individuelle.
Pour lui, les comparaisons entre pilotes masquent des réalités bien plus nuancées. “On nous met tous dans le même panier quand il s’agit de la deuxième voiture. Mais pour moi, la situation était très différente de celle d’Alex ou de Pérez,” affirme-t-il selon formula1.com.
Avec ces mots, Gasly remet en question la vision homogène que l’on applique trop souvent aux déboires des coéquipiers de Verstappen.
Il évoque plutôt un problème structurel, accentué par une pression intense et une monoplace souvent jugée difficile à apprivoiser.
Verstappen, toujours hors d’atteinte
L’écart de performance avec Max Verstappen reste abyssal. Aucun pilote n’a su égaler le Néerlandais depuis son ascension.
Et si des rumeurs persistantes le lient à Mercedes, lui-même n’écarte pas cette option, à la recherche d’un nouveau défi.
Dans ce contexte, le deuxième baquet chez Red Bull continue d’agir comme une épreuve de vérité. Et malgré leurs différences d’expérience et de style, tous les pilotes qui s’y sont essayés partagent une chose : la difficulté, voire l’impossibilité, de briller dans l’ombre d’un triple champion du monde.
Un mal profond
Au-delà du cas de Tsunoda, c’est tout un système qui interroge. Pourquoi ce siège semble-t-il condamner ceux qui l’occupent ?
En soulignant que chaque parcours est unique, Gasly invite à reconsidérer les jugements hâtifs. Car si le talent ne manque pas, c’est peut-être l’environnement qui mérite d’être repensé.




