Willtron, CC BY-SA 3.0 https://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0, via Wikimedia Commons
Willtron, CC BY-SA 3.0 https://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0, via Wikimedia Commons
Pierre GaslyRed Bull Racing

Un siège que personne ne veut : Gasly comprend le problème récurrent de Red Bull

213views

Depuis des années, la deuxième voiture de Red Bull semble porter une malédiction. Après Daniil Kvyat, Pierre Gasly, Alex Albon, Sergio Pérez et Daniel Ricciardo, c’est désormais Yuki Tsunoda qui lutte pour exister face à l’ombre écrasante de Max Verstappen.

Arrivé en cours de saison pour remplacer Liam Lawson, le Japonais n’a marqué des points que dans trois des dix Grands Prix qu’il a disputés.

À Silverstone, il a terminé dernier des pilotes classés, à un tour du vainqueur. Un nouvel épisode dans une série noire que même sa propre auto-analyse – évoquant un manque de confiance et des soucis d’équilibre sur la RB21 – ne suffit pas à expliquer entièrement.

Gasly, lucide et solidaire

Pierre Gasly, ancien pilote Red Bull et désormais chez Alpine, refuse de réduire les contre-performances à une simple incapacité individuelle.

Pour lui, les comparaisons entre pilotes masquent des réalités bien plus nuancées. “On nous met tous dans le même panier quand il s’agit de la deuxième voiture. Mais pour moi, la situation était très différente de celle d’Alex ou de Pérez,” affirme-t-il selon formula1.com.

Avec ces mots, Gasly remet en question la vision homogène que l’on applique trop souvent aux déboires des coéquipiers de Verstappen.

Il évoque plutôt un problème structurel, accentué par une pression intense et une monoplace souvent jugée difficile à apprivoiser.

Verstappen, toujours hors d’atteinte

L’écart de performance avec Max Verstappen reste abyssal. Aucun pilote n’a su égaler le Néerlandais depuis son ascension.

Et si des rumeurs persistantes le lient à Mercedes, lui-même n’écarte pas cette option, à la recherche d’un nouveau défi.

Dans ce contexte, le deuxième baquet chez Red Bull continue d’agir comme une épreuve de vérité. Et malgré leurs différences d’expérience et de style, tous les pilotes qui s’y sont essayés partagent une chose : la difficulté, voire l’impossibilité, de briller dans l’ombre d’un triple champion du monde.

Un mal profond

Au-delà du cas de Tsunoda, c’est tout un système qui interroge. Pourquoi ce siège semble-t-il condamner ceux qui l’occupent ?

En soulignant que chaque parcours est unique, Gasly invite à reconsidérer les jugements hâtifs. Car si le talent ne manque pas, c’est peut-être l’environnement qui mérite d’être repensé.

Albert Joergensen
Mon nom est Albert Jørgensen. Je suis journaliste pour formule-1.ca, et j'ai toujours voulu travailler dans le monde de la Formule 1 et du sport automobile. Cela a été mon rêve depuis que je l'ai découvert à l'âge de 12 ans avec mon père. Mais devenir pilote de course, cela ne s'est jamais réalisé, alors j'ai dû trouver un autre chemin pour entrer dans ce milieu. Il y a un an, j'ai découvert qu'il y avait un vide concernant les nouvelles de Formule 1 en France et au Canada. Lorsque j'ai vu cela, j'ai décidé de combler ce vide avec des articles et des nouvelles de première classe. C'est pourquoi je rédige désormais quotidiennement les dernières nouvelles de la Formule 1 pour que les Français puissent également profiter de cet incroyable sport que nous connaissons tous.